Accueil›Guides›Migration

Migration

Migrer de Google Workspace vers une solution européenne

La migration depuis Google Workspace est souvent plus simple que celle depuis Microsoft 365 sur le mail et les fichiers, et plus rude sur tout ce qui est spécifique à Google : Chat, Sites, Forms liés à des scripts, partages très ouverts. Le projet se juge sur cette deuxième liste.

Mis à jour en octobre 20268 min de lectureSources officielles citées

Ce qui se reprend

  • Gmail. Historique via IMAP ou les outils de l’éditeur cible. Dossiers (libellés) à surveiller : Gmail classe par libellés, beaucoup de cibles classent par dossiers. Un message avec trois libellés peut se retrouver en trois exemplaires ou en un seul, selon l’outil. Il faut le décider avant la copie.
  • Agenda et contacts. Export standard, puis contrôle des récurrences, des salles de réunion et des calendriers partagés.
  • Drive. Fichiers bureautiques Microsoft déjà stockés tels quels, et exports des Google Docs, Sheets et Slides vers des formats de bureau. L’export change la mise en page des documents riches. Ouvrez un échantillon réel : le modèle de contrat, le tableau de bord, le support commercial.
  • Alias, groupes, et renvois. Ils se recréent. Ils ne se devinent pas.

Comment les libellés se comportent à la copie

Dans Gmail, un message existe une seule fois et porte zéro, un ou plusieurs libellés. Vu en IMAP, chaque libellé devient un dossier, et le même message apparaît dans chacun d’eux. S’y ajoutent des dossiers spéciaux, dont « Tous les messages », qui contient tout, y compris les messages archivés sans aucun libellé. Les noms de ces dossiers spéciaux dépendent de la langue du compte.

Deux erreurs opposées guettent donc. Copier tous les dossiers, « Tous les messages » compris, multiplie les doublons. Copier seulement les libellés oublie les messages archivés, que certains salariés utilisent comme unique classement. La règle se choisit avant la première copie : un dossier par libellé, et un dossier de reprise pour les messages sans libellé, par exemple. Les dossiers « Important », « Spam » et « Corbeille » sont en général exclus. Une fois la règle fixée, elle s’applique à toutes les boîtes, y compris la seconde passe.

Les fichiers Google ne sont pas des fichiers comme les autres

Un document Word déposé dans Drive reste un fichier Word et se copie tel quel. Un Google Doc, un Sheet ou un Slides n’existe que dans Google : il faut le convertir vers un format de bureau pour le sortir. La conversion garde le texte et les données. Elle perd ou dégrade l’historique des versions, une partie de la mise en forme, et les fonctions de Sheets qui interrogent d’autres classeurs ou des services Google. Les scripts attachés au document ne suivent pas.

Ce qui ne se reprend pas tel quel

  • L’historique Google Chat et les espaces.
  • Les Google Sites et les formulaires dont la logique est dans Apps Script.
  • Les partages « toute personne disposant du lien » : ils sont à inventorier, puis à refermer ou à recréer.
  • Les commentaires et suggestions en cours dans un Google Doc au moment de l’export.
  • La recherche unifiée façon Google sur l’ensemble du patrimoine.

Une équipe qui rédige à plusieurs dans Docs toute la journée doit tester l’éditeur de la cible pendant deux semaines, sur ses documents, avant toute bascule. Si le test échoue, rester sur Google Workspace est une décision rationnelle. La page Google Workspace face à une solution souveraine sert à ce choix, et le panorama des alternatives européennes à Google Workspace aide à choisir la cible.

Exemple

Imaginons un cabinet d’expertise comptable de 25 personnes. Le mail et l’agenda passent sans surprise. Le Drive, lui, contient des Sheets partagés par lien avec des clients, qui y saisissent leurs pièces chaque mois, et un formulaire de collecte relié à un script. La migration de ces éléments n’est pas une copie : c’est une refonte de la façon d’échanger avec les clients. Le cabinet a tout intérêt à la traiter comme un chantier distinct, avec son calendrier, plutôt que de la découvrir le jour de la bascule.

L’ordre des opérations

  1. Inventaire des domaines, groupes, boîtes, drives d’équipe et propriétaires partis.
  2. Création des comptes cibles. Le MX ne bouge pas.
  3. Copie du mail et contrôle des libellés sur cinq boîtes très différentes (direction, boîte partagée, boîte très volumineuse, boîte quasi vide, boîte d’un salarié parti).
  4. Copie des fichiers et essai d’ouverture.
  5. Bascule DNS du MX, TTL abaissé à l’avance.
  6. Reconfiguration des mobiles et des applications qui envoient du mail (site, facturation, notifications).
  7. Lecture seule côté Google le temps du contrôle, puis clôture.

Pendant la copie, les salariés continuent d’écrire dans Gmail. Une deuxième passe, juste avant le MX, rattrape le delta. Sans cette passe, les derniers jours manquent. La méthode générale est la même que pour une messagerie sans interruption.

Le TTL se baisse à l’avance parce que les résolveurs DNS gardent l’ancienne réponse jusqu’à l’expiration de l’ancienne durée. Après la bascule, Google se considère encore responsable du domaine : un salarié qui écrit à un collègue depuis Gmail voit son message livré dans Google, sans passer par le nouveau MX. C’est pourquoi l’étape 7 ferme l’envoi, pas seulement la réception.

Points propres à Google

Le propriétaire d’un fichier Drive est une personne. Si elle a quitté l’entreprise sans transfert de propriété, le fichier est plus difficile à reprendre. Faites ce transfert avant la copie. La console d’administration le permet ; l’important est de le faire avant de supprimer le compte, faute de quoi les fichiers dont il était propriétaire disparaissent avec lui. Les drives partagés, eux, appartiennent à l’organisation et non à une personne : ils se migrent par équipe.

Un fichier qui apparaît dans « Partagés avec moi » n’appartient pas à l’utilisateur qui le voit. Copié boîte par boîte, il ne sera repris qu’une fois, depuis le compte de son propriétaire. S’il appartient à un client ou à un partenaire extérieur, il ne sera pas repris du tout : c’est normal, mais il faut le savoir.

Les groupes Google servent souvent de listes de diffusion et de listes de droits. Exportez-les. Recréez-les côté cible. Ne supposez pas qu’un groupe de vingt personnes « se refera tout seul ». Un même groupe peut à la fois recevoir le courrier d’une adresse commerciale et donner accès à un drive partagé : ces deux rôles se recréent séparément.

La validation du domaine (SPF, DKIM, DMARC) se refait le jour du MX. Un oubli de DMARC se traduit par des mails rejetés chez les correspondants, alors que l’envoi « fonctionne » dans les tests internes. La raison est simple : DMARC demande que le message soit authentifié par SPF ou par DKIM au nom de votre domaine. Les enregistrements de la cible peuvent être publiés avant le jour J (un seul enregistrement SPF qui autorise les deux plateformes pendant la transition, une clé DKIM sous un nouveau sélecteur) ; le jour du MX, on vérifie le résultat sur un message réel envoyé vers l’extérieur.

Côté postes, deux cas demandent de l’attention. Sur Android, le compte Google de l’entreprise est souvent celui du téléphone : on ajoute le nouveau compte, on vérifie mail, agenda et contacts, puis on retire l’ancien. Les salariés qui utilisaient Outlook relié à Google par l’outil de synchronisation de Google doivent recréer un profil Outlook, plutôt que de modifier l’ancien.

Les erreurs fréquentes

  • Supprimer le compte d’un salarié parti avant d’avoir transféré ses fichiers.
  • Copier tous les dossiers Gmail sans règle, puis découvrir des boîtes qui ont doublé de volume.
  • Oublier les partages par lien utilisés par des clients. Le lien cesse de fonctionner à la fermeture, et le client le découvre seul.
  • Basculer le MX sans seconde passe. Les derniers jours de courrier manquent sur la cible.

Le détail ligne à ligne est dans la checklist de migration, dont la plupart des points valent aussi pour Google.

Questions fréquentes

Les libellés Gmail deviennent-ils des dossiers ?

Oui, dans la plupart des outils de copie, un libellé devient un dossier. Un message qui porte plusieurs libellés est alors soit copié dans chaque dossier, soit rangé dans un seul, selon la règle choisie. Ce choix se fait avant la première copie et se vérifie sur l’échantillon de cinq boîtes.

Peut-on garder les Google Docs au format Google ?

Non. Ce format n’existe qu’à l’intérieur de Google. À la sortie, chaque document devient un fichier de bureau, modifiable dans l’éditeur de la cible. Le texte et les données suivent ; l’historique des versions et les commentaires en cours ne suivent pas toujours.

Que deviennent les fichiers partagés avec nos clients ?

Les liens Google cessent de fonctionner quand le compte ou le Drive est fermé. Il faut recréer les partages sur la cible et prévenir les clients concernés. C’est aussi l’occasion de refermer les partages ouverts à « toute personne disposant du lien » qui n’ont plus de raison d’être.

Faut-il résilier Google Workspace le jour de la bascule ?

Non. Gardez Google en lecture le temps du contrôle, puis exportez ce qui doit être conservé avant la clôture. Résilier trop tôt empêche de corriger un écart découvert ensuite. Le coût de cette période se prévoit dans le budget, comme expliqué dans combien coûte une migration.

Klytic, dans ce scénario

Klytic reçoit le mail sur une messagerie Zimbra qu’il exploite, hébergée dans son architecture mail, dans une instance dédiée ou chez le client, et les fichiers sur une instance Nextcloud dédiée au client. Les Google Docs deviennent des fichiers. On peut les y partager, les éditer en ligne seul ou à plusieurs, et retrouver l’historique de leurs versions. Ce n’est pas l’éditeur Google. Les conseils de migration mail sont gratuits. Klytic garantit qu’aucun mail n’est perdu. La copie réalisée par Klytic est sur devis, après inventaire des boîtes et des volumes.

La messagerie est accessible par le web, par les logiciels de messagerie, sur mobile, en EAS et en EWS. Les services s’achètent séparément : on peut ne migrer que le mail, ou que les fichiers. Les abonnements sont sur la page Tarifs, distincte du devis de migration.

Cette page décrit une méthode. Elle ne promet pas la reprise des services propres à Google.

Sources

Consultées en octobre 2026.

  • Engagement Klytic sur la migration des mails. Page Tarifs
  • SPF, DKIM et DMARC, à revalider le jour du changement de MX : RFC 7208, RFC 6376, RFC 7489.
  • Le MX désigne les serveurs qui reçoivent le courrier d’un domaine. RFC 5321, SMTP
  • Durée de vie des enregistrements DNS (TTL). RFC 1035
  • Infomaniak indique de son côté que les historiques Teams, Slack et Google Chat ne sont pas repris automatiquement. La limite décrite ici n’est donc pas propre à une seule cible. kSuite

Préparer votre migration de messagerie

Conseils gratuits, aucun mail perdu. La migration réalisée par Klytic est établie sur devis, après inventaire.

Demander un devis →

Voir les tarifs

Offre de bienvenue

30 jours d’essai gratuit, migration accompagnée

Offre d'essai sans engagement. Un conseiller vous rappelle pour comprendre vos besoins et préparer votre espace Klytic.