Accueil›Guides›Migration

Migration

Migrer de Microsoft 365 vers une solution européenne

Migrer, c’est déplacer des boîtes, des agendas, des contacts et des fichiers vers un autre exploitant, puis faire arriver le courrier neuf au bon endroit. Ce n’est pas reproduire Teams, Excel avancé ou Power Automate. Une migration réussie commence par la liste de ce que les salariés font vraiment dans Microsoft 365.

Mis à jour en octobre 20269 min de lectureSources officielles citées

Décider ce qui part, et ce qui reste

Microsoft 365 n’est pas un logiciel, c’est un ensemble de services reliés par le même annuaire. Une équipe qui croit « n’utiliser que le mail » dépose souvent ses pièces jointes dans OneDrive, partage un dossier SharePoint avec un client et organise ses réunions dans Teams. Le périmètre se lit donc dans les usages, pas dans la liste des licences.

Relevez, sur un échantillon d’équipes, les usages de la semaine : mail, OneDrive, SharePoint, Teams (conversations, fichiers, réunions), Excel avec macros, Power BI, formulaires, applications métiers connectées. Classez-les.

  • Transférables. Messages, dossiers, calendriers, contacts, fichiers bureautiques courants.
  • Transférables avec perte. Droits fins sur des bibliothèques SharePoint, règles de boîte, signatures centralisées, alias, boîtes partagées.
  • Non transférables tels quels. Historique des conversations Teams, applications Power Platform, macros et compléments qui n’existent que dans Office, équipes dont le métier est Excel avancé.

Un détail technique change souvent le périmètre : les fichiers déposés dans un canal Teams sont stockés dans SharePoint, et ceux envoyés dans une conversation privée dans le OneDrive de l’expéditeur. Migrer « les fichiers » sans regarder Teams laisse donc de côté une partie du patrimoine, ou la copie sans son contexte.

Si la troisième colonne est le cœur de l’activité, la migration de la messagerie peut quand même avoir un sens (par exemple un filtrage placé devant Microsoft 365), mais le remplacement de la suite n’en a pas. Le dire avant le devis évite un projet inutile. La page Microsoft 365 face à une solution souveraine pose ce seuil, et le guide des alternatives européennes compare les cibles possibles.

Exemple

Prenons, à titre d’illustration, une PME industrielle avec deux sites. L’administration et les commerciaux vivent dans le mail, l’agenda et des fichiers courants : ils passent sans difficulté. Le bureau d’études, lui, tient ses chiffrages dans des classeurs à macros et suit sa production dans Power BI. Remplacer toute la suite casserait l’outil de travail de cette équipe. La décision raisonnable peut être de migrer la messagerie et les fichiers simples, et de laisser au bureau d’études ce dont il a besoin. Ce choix s’écrit au départ.

L’ordre qui évite la coupure

  1. Inventaire. Domaines, boîtes, boîtes partagées, listes, alias, volume, archives, conservation légale, appareils mobiles, logiciels qui envoient du mail (copieurs, CRM, site web). Relevez aussi les enregistrements DNS en place : MX, SPF, DKIM, DMARC et autodiscover.
  2. Cible en parallèle. Créer les comptes sur la solution européenne sans toucher au MX. Les salariés continuent sur Microsoft 365. Rien n’est encore visible pour eux.
  3. Copie. Reprendre l’historique des messages, agendas et contacts. Contrôler un échantillon : nombre de messages, dossiers, rendez-vous récurrents, boîtes partagées. Une boîte qui ne passe pas à cette étape coûte peu ; la même découverte après la bascule coûte une journée d’utilisateur bloqué.
  4. Fichiers. Copier OneDrive et les bibliothèques utiles. Les liens internes aux documents et les partages anonymes sont à revoir un par un s’ils sont nombreux. Un lien copié dans un mail ou un contrat pointe toujours vers l’ancien emplacement.
  5. Bascule du courrier neuf. Baisser le TTL du MX plusieurs jours avant. Au moment choisi, le MX pointe vers la nouvelle plateforme. Microsoft 365 peut rester ouvert en lecture le temps du contrôle.
  6. Appareils. Reconfigurer Outlook, les mobiles et les applications qui authentifient en SMTP. Prévoir un mode d’emploi d’une page, pas une formation d’une journée, pour le cas standard.
  7. Clôture. Quand un échantillon représentatif a envoyé et reçu, couper l’envoi côté Microsoft 365 pour éviter deux mondes. Exporter ce qui doit l’être encore. Noter la date de suppression du tenant.

Pourquoi cet ordre

Les étapes 1 à 4 sont invisibles pour les salariés et réversibles : tant que le MX n’a pas changé, le courrier continue d’arriver dans Microsoft 365. Le MX est l’enregistrement DNS qui indique aux serveurs du monde entier où livrer le courrier de votre domaine. C’est le seul geste qui fait réellement basculer le flux, et il doit arriver quand tout le reste est prêt.

Le TTL (durée de vie) indique aux résolveurs DNS combien de temps ils peuvent garder la réponse en mémoire. Il se baisse à l’avance parce qu’un résolveur qui a lu l’ancienne valeur la conserve jusqu’à son expiration : le TTL court ne s’applique qu’une fois l’ancien cache écoulé. Profitez de ce changement pour retirer les éventuels MX secondaires qui désignent encore Microsoft 365 : un serveur expéditeur qui n’arrive pas à joindre le MX principal essaie les suivants, et livrerait alors dans l’ancienne plateforme.

La clôture de l’envoi compte autant. Microsoft 365 se considère toujours responsable de votre domaine : un salarié resté connecté à l’ancien Outlook qui écrit à un collègue voit son message livré à l’intérieur du tenant, sans passer par le MX. Le message existe, mais dans une boîte que plus personne ne lit.

Le détail d’une bascule sans trou de courrier est dans migrer une messagerie sans interruption. La liste opérationnelle est la checklist.

Points techniques propres à Microsoft 365

Boîtes partagées et délégations. Une boîte partagée se copie comme une autre. Les droits, eux, ne suivent pas : accès complet, envoi « en tant que », envoi « de la part de », agendas délégués à une assistante. Ils se recréent sur la cible et se testent avec la personne qui s’en sert, pas avec l’administrateur.

Archives et conservation légale. Les archives en ligne sont un espace distinct de la boîte principale. Un outil de copie qui ne les cible pas explicitement les ignore. Une boîte sous conservation légale répond en général à une obligation : avant de la fermer, vérifiez avec la personne qui l’a demandée comment cette obligation sera tenue ensuite (copie vers la cible, export conservé, ou maintien temporaire).

Autodiscover. Outlook trouve les réglages de serveur grâce à l’enregistrement DNS autodiscover. S’il désigne encore Microsoft, un poste reconfiguré peut continuer à chercher l’ancien service ou réclamer un mot de passe en boucle. Cet enregistrement se change le jour de la bascule, avec le MX.

SPF, DKIM, DMARC. Ces enregistrements permettent aux destinataires de vérifier que votre courrier est légitime. Un domaine ne doit publier qu’un seul enregistrement SPF ; pendant la transition, il autorise les deux plateformes, puis on retire Microsoft. DKIM fonctionne par sélecteur : la clé de la nouvelle plateforme peut être publiée à côté de l’ancienne, avant la bascule. DMARC exige qu’au moins une des deux vérifications soit alignée sur le domaine de l’expéditeur : si la cible n’est pas encore autorisée, les correspondants qui appliquent une politique stricte rejettent vos messages.

Ce que les utilisateurs voient

Sur une messagerie Zimbra, BlueMind ou équivalente, Outlook Windows se reconnecte souvent via Exchange ActiveSync ou les protocoles prévus par l’éditeur. Le webmail change. Les raccourcis Teams ne reviennent pas. Les fichiers ouverts dans le navigateur passent par l’éditeur en ligne de la cible (OnlyOffice, Collabora, ou une autre suite), dont le niveau de compatibilité avec les classeurs complexes est à tester sur vos fichiers, pas sur une démo.

Pour Outlook, créer un nouveau profil est plus sûr que modifier l’ancien : le cache local garde des références au serveur Microsoft, et le mélange produit des doublons ou des dossiers fantômes. Sur un mobile, la règle est la même : supprimer le compte, puis le recréer. Le premier chargement d’une grosse boîte prend du temps : prévenez-en les utilisateurs concernés.

Annoncez cette différence avant la bascule. Les projets qui échouent sont ceux où la direction a vendu « la même chose, en européen ».

Les erreurs fréquentes

  • Basculer le MX pendant que la copie tourne encore. Les messages arrivent sur la cible, mais l’historique est incomplet et les utilisateurs croient à une perte.
  • Oublier les appareils qui envoient. Un copieur qui numérise vers le mail, un site qui envoie des confirmations de commande, une alerte de supervision : ils s’authentifient souvent avec un compte Microsoft 365 et cessent d’envoyer le jour où l’on ferme ce compte.
  • Résilier les licences le jour J. Sans accès en lecture à l’ancienne plateforme, un écart découvert la semaine suivante ne se corrige plus.
  • Laisser deux mondes ouverts. Un salarié qui répond depuis l’ancien Outlook crée une conversation que personne ne retrouve.

Questions fréquentes

Les adresses des salariés changent-elles ?

Non. Le domaine reste le vôtre : seul le serveur qui le reçoit change. Les correspondants continuent d’écrire aux mêmes adresses, et le changement de MX est invisible pour eux s’il est bien préparé.

Peut-on garder Microsoft 365 pour une partie des salariés ?

C’est possible, mais c’est une coexistence durable, pas une migration. Les deux plateformes partagent alors le même domaine : l’une reçoit le courrier et relaie vers l’autre les adresses qu’elle n’héberge pas. Cela se conçoit, se documente et se maintient. Pour un bureau d’études qui doit garder Excel et Power BI, c’est parfois le bon choix.

Faut-il reprendre tout l’historique ?

Pas forcément. Certaines entreprises reprennent tout, d’autres reprennent les années utiles et archivent le reste dans un export conservé. Le choix dépend de vos obligations de conservation et du temps de copie que vous acceptez de payer. Il s’écrit dans le devis.

Que deviennent Teams et Power BI ?

Ils ne se migrent pas. Une solution européenne propose d’autres outils de visioconférence ou de messagerie instantanée, mais l’historique Teams ne suit pas. Pour Power BI, il faut soit un autre outil d’analyse, soit conserver les licences concernées.

Quand peut-on fermer le tenant Microsoft 365 ?

Quand l’échantillon de contrôle est conforme, que plus aucun flux ne l’utilise et que les exports nécessaires sont archivés. Avant de résilier, vérifiez dans votre contrat ce que Microsoft conserve après la fin de l’abonnement et pendant combien de temps : c’est la date qu’il faut noter.

Klytic, dans ce scénario

Klytic peut recevoir la messagerie, les documents (instance Nextcloud dédiée, avec partage, édition en ligne seul ou à plusieurs et historique des versions), la visioconférence, le CRM et la téléphonie, ensemble ou séparément. La messagerie repose sur Zimbra, édité par Synacor (États-Unis) ; elle est hébergée dans l’architecture mail de Klytic, dans une instance dédiée ou chez le client, et toujours exploitée par Klytic. Elle est accessible par le web, par les logiciels de messagerie, sur mobile, en EAS et en EWS. L’hébergement se fait dans toute zone géographique correspondant à la juridiction applicable, sous réserve de la disponibilité des services requis, par exemple en Europe ou à Maurice, ou sur les serveurs du client. Voir hébergement et souveraineté.

Pour la messagerie, l’accompagnement par des conseils est gratuit, et Klytic garantit qu’aucun mail n’est perdu. La migration réalisée par Klytic est établie sur devis, après l’inventaire. Klytic peut aussi ne migrer que le filtre (MTA devant Microsoft 365) lorsque la suite doit rester. Klytic ne remplace ni Teams, ni Excel avancé, ni Power BI.

Le coût se construit à partir de cet inventaire. La page combien coûte une migration explique les postes, sans chiffre fictif. Les abonnements sont sur la page Tarifs ; pour un projet précis, passez par la demande de devis.

Cette page décrit une méthode. Le résultat dépend du volume, des archives et des usages qui ne sortent pas de Microsoft 365.

Sources

Consultées en octobre 2026.

  • Engagement Klytic sur la migration des mails : conseils gratuits, aucun mail perdu, réalisation sur devis. Page Tarifs
  • Authentification du courrier à republier lors d’une bascule : SPF (RFC 7208), DKIM (RFC 6376), DMARC (RFC 7489).
  • Le MX désigne les serveurs qui reçoivent le courrier d’un domaine. RFC 5321, SMTP
  • Durée de vie des enregistrements DNS (TTL). RFC 1035
  • Zimbra, protocoles et positionnement produit. zimbra.com/faqs
  • BlueMind, compatibilité Outlook annoncée par l’éditeur. bluemind.net

Préparer votre migration de messagerie

Conseils gratuits, aucun mail perdu. La migration réalisée par Klytic est établie sur devis, après inventaire.

Demander un devis →

Voir les tarifs

Offre de bienvenue

30 jours d’essai gratuit, migration accompagnée

Offre d'essai sans engagement. Un conseiller vous rappelle pour comprendre vos besoins et préparer votre espace Klytic.