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Sécurité des e-mails · Comprendre

Conserver et relire les journaux de sécurité des e-mails

Un journal de filtrage dit ce que la passerelle a décidé et pourquoi : il ne remplace pas une archive du courrier. Dans Klytic MTA, le détail personnel d’analyse est purgé après un délai court, 2 jours par défaut, et la décision reste. Une durée plus longue se décide selon la finalité, dans l’outil qui reçoit l’export, pas par défaut.

Mis à jour en octobre 20266 min de lectureSources officielles citées

À quoi sert un journal de sécurité des e-mails

  • Comprendre une décision. Un client se plaint qu’un message n’est jamais arrivé : le journal dit s’il a été rejeté, mis en quarantaine ou livré, et pour quel motif.
  • Prouver qu’un message a été arrêté. Après une tentative de fraude, l’entreprise peut montrer que le message a été bloqué et à quel moment.
  • Enquêter après un incident. Qui, dans l’entreprise, a reçu la même campagne ? Depuis quand ce domaine sosie écrit-il ?
  • Alimenter un SIEM. Un outil de supervision de la sécurité croise les décisions du filtre avec les connexions, les postes et le réseau.

Journal de filtrage. La trace des décisions du filtre : date, domaine expéditeur, score, motif, décision. Ce n’est pas une copie du courrier. Conserver les messages eux-mêmes relève de la messagerie et, si besoin, d’un archivage légal.

Ce qu’une décision contient

Dans Klytic MTA, chaque décision est expliquée. Le score et le motif figurent dans les en-têtes du message livré, sous des noms propres à Klytic : X-KlyticMTA-Status pour la décision, X-KlyticMTA-Score pour le score, X-KlyticMTA-Reason pour le motif. Un administrateur peut donc lire, sur le message lui-même, pourquoi il a été livré. C’est vrai dans les deux offres.

L’offre Avancé ajoute des journaux présentés comme conformes aux référentiels CIS et NIST, exportables vers votre SIEM. La différence entre les deux offres est donc nette :

  • Essentiel : la décision est expliquée, message par message, dans les en-têtes.
  • Avancé : les décisions forment en plus un journal que vous pouvez envoyer dans votre propre outil, pour le conserver et le croiser avec d’autres sources.

La lecture au quotidien de ces décisions est décrite dans Lire et exporter une décision du filtre.

Deux horloges à ne pas confondre

L’horloge technique du filtre

Elle est connue et fixée par le produit. Pour Klytic MTA :

DonnéeDurée
Expéditeur, destinataires, sujet, corps, noms des pièces, après une livraison normalePurgés au bout de 2 jours par défaut ; délai réglable
Horodatage, domaine expéditeur, scores, décision, métadonnées d’analyseConservés après la purge
Message dangereux en quarantaineComplet et chiffré pendant la validité du lien de libération, 7 jours
Message en file d’attente (serveur de boîtes injoignable)Chiffré jusqu’à la livraison ou l’expiration du délai

Conséquence pratique : un mois après les faits, le filtre sait qu’un message d’un domaine donné a été mis en quarantaine, avec quel score et quel motif. Il ne sait plus qui l’a envoyé à qui, ni ce qu’il disait. Si un contrôle cherche le contenu, c’est dans la boîte ou dans l’archive qu’il faut le chercher.

Attention à une confusion fréquente : la sauvegarde de 30 jours annoncée pour les boîtes de Klytic Mail concerne les boîtes, pas les journaux de la passerelle. Ce sont deux services et deux durées.

L’horloge choisie par l’entreprise

Elle dépend de la finalité. Aucun texte ne fixe une durée unique pour un journal de filtrage de messagerie. Le cadre est celui du RGPD : on conserve aussi longtemps que la finalité le justifie, et on le documente.

Un repère utile : pour la journalisation des accès et des opérations sur un traitement de données personnelles, la CNIL recommande une durée comprise entre six mois et un an, au-delà dans certains cas justifiés. Cette recommandation n’est pas prescriptive, et elle vise d’abord les journaux d’accès, pas un journal de filtrage. Elle rappelle aussi que des journaux ne devraient pas conserver des données au-delà de la durée prévue pour les données elles-mêmes.

En pratique, la durée longue s’applique à l’export, dans votre SIEM : c’est là que vous fixez la conservation, l’accès et la suppression. Le filtre, lui, garde peu.

Exemple : trois mois après une tentative de fraude

Cas hypothétique. En janvier, plusieurs salariés d’une entreprise reçoivent un faux message de leur dirigeant. En avril, l’assureur demande ce qui s’est passé. Que peut-on montrer ?

  • Dans le filtre : la date, le domaine sosie qui a écrit, le score, le motif (domaine sosie, usurpation du nom d’affichage) et la décision de quarantaine pour chaque message. Plus les adresses des destinataires ni le texte, purgés depuis longtemps.
  • Dans le SIEM, si l’entreprise a l’offre Avancé et conserve l’export plus longtemps : le même journal, avec ce que la politique de l’entreprise a choisi de garder, croisé avec les connexions de l’époque.
  • Dans les boîtes : rien, puisque les messages ont été arrêtés avant.

La preuve repose donc sur la décision, pas sur le contenu. Si l’entreprise veut garder davantage, c’est une décision à prendre avant l’incident, en fixant la conservation de l’export.

Qui accède aux journaux

  • L’administrateur de Klytic MTA lit les décisions de ses domaines, et reçoit l’export vers le SIEM dans l’offre Avancé.
  • L’utilisateur voit sa propre quarantaine, par le lien qu’il reçoit, qu’il ait une boîte Klytic ou non : voir Quarantaine, faux positifs et signalements.
  • Dans votre SIEM, ce sont vos règles d’accès qui s’appliquent : limitez la lecture aux personnes chargées de la sécurité.

Un journal de sécurité contient lui-même des données personnelles, ne serait-ce que des domaines et des horaires : il se protège et se purge comme elles.

Bonnes pratiques

  1. Écrire la finalité : diagnostic, preuve, enquête, supervision.
  2. Fixer la durée de l’export en conséquence, et l’inscrire au registre des traitements.
  3. Restreindre l’accès et tracer la consultation des journaux eux-mêmes.
  4. Ne pas transformer le journal en archive du courrier : garder les métadonnées, pas les corps de message.
  5. Tester une recherche réelle : retrouver la décision prise sur un message d’il y a trois mois.

Les enregistrements téléphoniques obéissent à une autre logique et à d’autres durées : voir combien de temps conserver les enregistrements.

Questions fréquentes

Peut-on retrouver le contenu d’un message filtré il y a un mois ?

Pas dans le filtre, s’il a été livré : le contenu est purgé après le délai court. Cherchez-le dans la boîte ou dans l’archive.

Combien de temps faut-il garder les journaux ?

Selon la finalité, à documenter. La recommandation de la CNIL sur la journalisation donne un ordre de grandeur de six mois à un an.

L’export vers un SIEM est-il inclus dans l’Essentiel ?

Non, il fait partie de l’Avancé. L’Essentiel explique chaque décision dans les en-têtes.

Faut-il Klytic Mail pour avoir ces journaux ?

Non. Ils sont produits par Klytic MTA, quelle que soit la messagerie placée derrière.

Où Klytic se situe

Klytic MTA explique chaque décision par un score et un motif dans les en-têtes, dans l’Essentiel comme dans l’Avancé. L’Avancé ajoute les journaux exportables vers votre SIEM et la console DMARC.

La rétention technique est limitée : pas de conservation durable du message livré, purge du détail personnel d’analyse après 2 jours par défaut, message dangereux gardé chiffré le temps du lien de libération, file d’attente chiffrée. La conservation longue, si vous en avez besoin, se fait dans votre outil, à partir de l’export.

Le service existe sans Klytic Mail. Il se déploie dans le cloud Klytic, sur une instance dédiée ou sur vos serveurs.

Cette page décrit un cadre général. La durée de conservation applicable à votre organisation dépend de vos finalités et, le cas échéant, d’obligations sectorielles.

Sources

Consultées en octobre 2026.

  • CNIL, « La CNIL publie une recommandation relative aux mesures de journalisation » (18 novembre 2021) : durée de conservation recommandée de six mois à un an pour la journalisation des accès à un traitement, extensions possibles si justifiées, recommandation non prescriptive. cnil.fr
  • Klytic, page Klytic MTA : décision expliquée dans les en-têtes (Essentiel et Avancé), journaux CIS / NIST exportables vers un SIEM (Avancé), modules des offres Essentiel et Avancé, options, modes de déploiement, mise en service par le MX. klytic.com

Des décisions que vous pouvez relire

Score et motif dans chaque message ; export vers votre SIEM avec l’offre Avancé.

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